MARY PRINCE Monologue sans perdre Haleine


Invitée à la deuxième première car la pièce a déjà vécu il y a quelques mois, L était conquise par le sujet. L’Histoire vraie, d’une esclave, son journal, ses mots, sa vie, Mary Prince a vécu au XIXème siècle dans différentes îles britanniques suivant ses maîtres, vendue plusieurs fois.

Un monologue puissant, un texte simplement émouvant aux larmes, exécuté avec brio par Souria Adèle connue pour son stand up, magnifique femme blessée mais forte et toujours déterminée donne une voix à une célèbre inconnue. Ceci dans une première mise en scène d’ Alex Descas inquiétante dans un premier temps mais laissant place aux mots et offrant des pauses à la comédienne mais aussi aux spectateurs car l’Histoire est dure, si dure et sans compassion bien que peu de détails déplacés.

« Le récit de Mary Prince a été publié en 1831 à Londres, sous le titre de The History of Mary Prince. A West Indian Slave Narrative. »

10641239_10152666976659463_7508264823125516451_n

Note d’intention :

Après avoir découvert le récit « Mary Prince », je me suis dit que pour plusieurs raisons
il fallait absolument retranscrire ce texte, le faire vivre.

Le vide historique
Trop peu de documents, de témoignages réels sur cette période de la traite négrière
existent. Nous ne disposons que de peu de noms, peu de photos, peu d’éléments pour
nous rappeler cette période. Seuls des dessins, des schémas de bateaux, le point de
départ et le point d’arrivée nous offrent des repères concrets. Pour le reste, ce sont des
écrivains ou des cinéastes qui arrivent de façon fictive, avec leur propre imaginaire, à
restituer la vie des esclaves durant la traite négrière.
Moi-même, qui suit originaire de la Martinique, j’ai eu du mal comme bien d’autres à
établir mon arbre généalogique. Il y a des vides qu’on ne peut pas remplir.
Ce texte est comme une photo. Il est vrai, authentique. Il s’agit bien d’une femme qui parle de sa vie d’esclave et de son affranchissement lors de son séjour en Angleterre et ce à la
première personne.

Un écho qui résonne encore
L’histoire de Mary Prince, est d’une modernité effrayante. Plus je le lis, plus il me ramène à la réalité de tant de personnes qui vivent ce que l’on appelle l’esclavage moderne.
C’est cette forme (un témoignage brut et immédiat), que je tiens à respecter. Je serai
au plus près du texte de Mary, même si, vu la longueur du récit, je suis obligée de
faire quelques coupes.
Je veux restituer toute l’intensité dramatique de ce texte, dans un seule en scène,
avec très peu dartifices. Cette forme légère me permettra de tourner le spectacle
plus facilement, sans être contrainte par un trop lourd dispositif.
Souria Adele

La Manufacture des Abbesses                                                                                                                  7 rue Véron, 75018 Paris – 01 42 33 42 03                                                                                        du  29 octobre 2014  au 31 décembre 2014

 

 

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s